Sigolène Chavane, co-directrice

Coach et formatrice, Sigolène a démarré très jeune une carrière de manager qui a été jalonnée par les constats des nombreux freins au changement existants et des stéréotypes de sexe omniprésents dans les organisations. Convaincue que les hommes et les femmes ont trop souvent de bonnes raisons de se retenir d’être heureux et heureuses, elle œuvre aujourd’hui à faciliter le changement et l’éclosion des talents de manière collective ou individuelle. Incorrigible optimiste, elle a co-fondé SEM en septembre 2013 pour pouvoir contribuer de manière concrète à la prise de conscience de l’impact des stéréotypes de sexe sur les vies de chacun et chacune.

photo-EglantineEglantine Jamet-Moreau, co-directrice

Enseignante et chercheuse à l’université, Eglantine travaille dans le domaine des Etudes Genre. Souhaitant partager ses connaissances et son expérience pour agir sur le terrain, elle a co-fondé SEM à Neuchâtel fin 2013. Elle a à cœur de sensibiliser le grand public, les institutions éducatives et les entreprises à la question de l’égalité des sexes, pour construire un avenir où les filles et les garçons d’aujourd’hui pourront faire leurs choix de vie plus librement.

Photo AlineAline Verdon

Après une immersion dans la recherche en biologie, Aline s’est tournée vers l’enseignement des sciences. Les a priori et le conditionnement genrés y sont bien ancrés, elle espère par son approche égalitaire toucher les esprits et faire germer des vocations chez les adolescentes et adolescents au-delà de parcours tout tracés. Aline a soutenu SEM depuis sa création et a rejoint le Comité en 2015 afin de lui donner un élan qui visera plus particulièrement les jeunes, parce que ce sont elles et eux qui formeront la société de demain.

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Sabrina Rinaldo

Sabrina a grandi en Italie dans une grande famille avec une mère entrepreneuse et, sans le savoir, féministe et un père doux et partiellement au foyer. Le terrain était donc plutôt favorable pour voir grandir Sabrina dans un environnement idéal d’égalité… mais elle a vite déchanté lorsqu’elle remarque, à l’âge où l’on se rend compte qu’on n’est pas seul-e-s au monde, que ses sœurs servent humblement ses frères après une journée de dur labeur autant pour les unes que pour les autres. A partir de là, par petites touches, parfois maladroitement, mais toujours passionnément, Sabrina sème la petite graine de l’égalité « en tout genre » autour d’elle, faisant la joie et l’énervement d’ami-e-s, collègues et famille… Par ailleurs, Sabrina est ethnologue de formation et actuellement chargée de projets. Elle a fait de la migration sa spécialité et adore s’occuper de la cause féminine. Elle a même fait de la politique…

Photo ElisabethElisabeth Reichen

Elisabeth Reichen-Amsler a fait ses 20 premières années d’expérience professionnelle dans l’enseignement, à Zurich et au Mexique pour s’établir ensuite dans la Suisse francophone. Depuis 1995, elle travaille dans l’Eglise réformée du Canton de Neuchâtel, en tant que coordinatrice et animatrice au Service cantonal de formation dans le secteur Eglise et Société. Depuis 2004 elle a réalisé plusieurs expositions itinérantes et interreligieuses autour des rituels funèbres, des écritures d’origine des communautés étrangères accueillies dans le canton de Neuchâtel, des rites de naissances et des rites d’appartenance. Actuellement elle tourne avec l’exposition « Voile & dévoilement » dans plusieurs villes de Suisse.

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Federica Merzaghi

Federica est née dans un contexte familial et social marqué par une division des rôles femmes-hommes très « traditionnelle » qui se reproduit paisiblement de génération en génération. Pourtant, dès l‘enfance de nombreuses observations la portent à questionner son univers: pourquoi le risotto bisannuel de papa est sujet à des louanges répétées même avant avoir flatté les papilles des convives, alors que l’on ne se prononce à peine sur les mets journaliers (dont le très savoureux risotto) de maman ? Pourquoi son amie qui préfère le foot à l’élastique est taxée de « garçon manqué » ? Pourquoi à l’école les filles font de la couture et les garçons des travaux manuels ? Beaucoup d’autres observations, ses études en sociologie et son activité professionnelle dans le domaine de l’intégration des étrangères et des étrangers, lui ont permis de se rendre compte de l’impact des stéréotypes, souvent inconscients, dans la représentation de soi-même et des autres. SEM lui offre une opportunité précieuse de s’attaquer à la déconstruction des stéréotypes de genre et de poursuivre son envie d’égalité !

Florence_Hugi_carreFlorence Hugi

Aujourd’hui formatrice et coach indépendante à l’enseigne de Filigranes, Florence Hügi a mené son premier « combat » pour l’égalité un peu comme Monsieur Jourdain, sans même le savoir. Elle avait dix ans quand le curé de son village a cru bon de ne convoquer que les garçons pour établir la liste des servants de messe… Ebahie, elle a simplement demandé pourquoi. Le prélat, l’air déconfit, a frôlé l’apoplexie en bégayant quelques excuses, de toute évidence peu convaincantes puisqu’il a, dès lors du accepter que les filles investissent cette fonction hautement symbolique… Son engagement religieux s’est arrêté là, mais Florence avait trouvé un sujet passionnant qu’elle n’a, depuis, plus cessé de décortiquer. Au bénéfice d’une formation en Etudes Genre dispensée par l’Université de Genève, elle est, elle l’ancienne journaliste, l’auteure d’une chronique régulière sur les rapports sociaux entre hommes et femmes paraissant régulièrement dans La Liberté, intitulée « Mauvais Genre ». En parallèle, elle propose toute une palette de formations liées au genre ainsi que des ateliers de leadership au féminin, notamment avec les femmes politiques de Suisse romande. Quand elle a rencontré les co-directrices de SEM, il était clair que les liens et les collaborations ne pouvaient qu’aboutir à son intégration au comité, ce qui est effectif depuis 2015.