Conférence de SEM au Club Soroptimist de Fribourg

Conférence Club Soroptimist de Fribourg le 7/02/2017

Filles et Garçons sur le chemin de l’Egalité

Intervenantes : Eglantine Jamet & Sigolène Chavane

Co-fondatrices de l’association SEM et de la société EFAIRVSENS

Le but de la présentation sera de montrer comment, malgré des progrès indéniables et l’accès des filles à toutes les formations et toutes les professions, les stéréotypes de genre continuent à reproduire les inégalités en enfermant les enfants dans des rôles et des modèles différenciés en fonction de leur sexe. On analysera le poids grandissant du marketing depuis vingt ans, qui renforce ces représentations et on s’interrogera sur les outils qui pourraient permettre de les déconstruire.

Conférence de SEM au Club Soroptimist de Lavaux

Conférence Club Soroptimist de Lavaux du 14/11/16 à Lutry

L’ÉGALITÉ UN ENJEU POUR TOUTES ET TOUS

Intervenantes : Eglantine Jamet & Sigolène Chavane

Toutes deux co-fondatrices de l’association SEM (Succès Egalité Mixité), dont le but est de promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes, les filles et les garçons dans les sphères de l’éducation et de la culture et auprès du grand public, et de la société EFAIRVSENS, dont le but et d’accompagner les entreprises et les organisations sur les thématiques de l’égalité professionnelle et du leadership.

Le but de la présentation sera de montrer la complexité de la boucle des inégalités dans toutes les sphères de la société, et l’impact des stéréotypes de sexe dès la petite enfance et tout au long de la vie. Parce que l’égalité est un enjeu de société pour toutes et tous, nous proposerons des leviers concrets pour des changements durables.

A la une!!! Les médias parlent de l’expo!

Les équipes de la RTS et de Canal Alpha sont venues découvrir l’expo lors de l’ouverture le 12 avril. Des reportages qui montrent la joie des enfants dont les yeux pétillent en découvrant ces malles et qui cernent bien le sujet du rôle de l’éducation dans la reproduction des inégalités.

A découvrir :

http://www.rts.ch/play/tv/couleurs-locales/video/ne-une-exposition-debute-aujourdhui-sur-les-idees-reues-des-differences-entre-garon-et-fille?id=7643578

 

http://www.canalalpha.ch/actu/les-inegalites-de-sexe-sinstallent-des-le-chou-et-la-rose/

 

Exposition « Fille ou Garçon, ça change quoi? »

Grand événement programmé dans le canton de Neuchâtel au printemps !!!

Cette exposition est organisée en collaboration avec l’Office de la politique familiale et de l’égalité.

Une magnifique occasion d’éveiller les enfants, les professionnel-le-s de l’éducation, les parents et l’ensemble de la population neuchâteloise à l’égalité et au nécessaire questionnement des stéréotypes!

 

2016-02-22-AfficheFoGCCQ

SEM et le 8 mars : l’égalité, ça ne se décrète pas, ça se construit !

Le 8 mars… Journée internationale des droits des femmes… Une date qui ne devrait pas exister… Une journée par an pour la moitié de l’humanité, tout un symbole qui nous rappelle que femmes et hommes ne sont toujours pas, en 2016, sur un pied d’égalité. Une journée, c’est si peu, ça peut même prêter à sourire (on connaît la blague « Chérie, ne fais pas la vaisselle, c’est la journée des femmes… Tu la feras demain »). Cependant, puisque cette journée existe, choisissons d’en faire un prétexte et une occasion. Prétexte pour rappeler les situations d’inégalité qui perdurent en Suisse et de par le monde. Occasion d’organiser des événements pour en parler, pour rendre visible cette question de l’égalité que tant de gens considèrent « acquise ». C’est le sens de la journée de demain, c’est le sens de notre engagement.

SEM a choisi, cette année, de proposer pour le 8 mars une conférence-débat sur la question de l’égalité des sexes à l’école. Egalement active auprès des entreprises et dans le monde culturel, notre association croit fondamentalement dans la nécessité de se préoccuper de l’éducation, car l’avenir se construit maintenant. Cette question de l’éducation nous semble éminemment importante pour deux raisons.

D’abord, il est assez frappant de constater que, malgré les progrès indéniables des quarante dernières années, les lois et les grands principes ne suffisent pas. La LEg (Loi sur l’Egalité de 1995) n’empêche pas le plafond de verre ni l’inégalité salariale[1]. Les choix de carrière s’effectuent encore de manière très stéréotypée : les filles se limitent dans leurs choix d’orientation, s’engageant massivement parmi les métiers du social, du soin à l’autre (le « care »), et délaissant les carrières scientifiques et techniques[2]. Elles privilégient les emplois à temps partiel car elles restent en grande partie les premières responsables des enfants et des travaux ménagers. En effet, le « système » de l’entreprise a été pensé par des hommes pour des hommes, dans un modèle où les femmes assuraient l’ensemble des tâches familiales et domestiques. Insérer les femmes dans le monde de l’entreprise sans remettre en cause ce schéma est illusoire. Il est donc essentiel de repenser la répartition des tâches pour qu’hommes et femmes partagent les responsabilités, tant dans la sphère privée que dans la sphère professionnelle et nous sommes convaincu-e-s que nous avons toutes et tous à y gagner.

Or, pour que ce partage soit possible à l’âge adulte, il faut se poser la question de l’éducation que nous donnons à nos enfants. Comment, en effet, construire l’égalité si nous continuons à transmettre aux petites filles et aux petits garçons d’aujourd’hui une éducation différenciée fondée sur des stéréotypes tenaces qui reproduisent les inégalités. C’est pour faire réfléchir le plus grand nombre, pour sensibiliser enfants, parents et professionnel-le-s de l’éducation, que SEM organise, en collaboration avec l’Office de la politique familiale et de l’égalité, la venue de l’exposition « Fille ou Garçon, ça change quoi ? » dans notre canton, du 12 avril au 13 juin. Car cette différenciation est plus marquée qu’il y a trente ans et peu remise en cause. Le marketing tout-puissant propose aux enfants des modèles différents, des livres différents, des jouets différents, qui stimulent des qualités différentes selon leur sexe. Aux filles, les poupées et l’empathie ; aux garçons les super-héros et la compétitivité… Les sports et les loisirs, entre danse et foot, parachèvent cette socialisation différenciée. Qu’en est-il à l’école ? C’est la question qu’Isabelle Collet abordera demain dans sa conférence. Comment expliquer que les filles aient une meilleure réussite scolaire que les garçons mais que leur carrière soit moins brillante ? Pourquoi les garçons sont-ils réputés immatures et agités en classe ? Pourquoi dit-on que les filles sont nulles en maths ? Qu’est-ce qui se joue dans l’institution scolaire et en quoi cela permet-il ou non de promouvoir l’égalité entre les sexes ?

L’éducation est donc un levier fondamental pour contribuer à l’égalité, mais cette question nous tient également à cœur parce qu’elle ne concerne pas que les filles. Pour SEM, il est important de souligner que les garçons sont également victimes des stéréotypes de sexe. L’injonction à la force et au courage, la construction d’une virilité qui repose sur la combativité, voire la violence, sur le rabaissement de tout ce qui est connoté féminin, sur l’impossibilité d’exprimer ses émotions enferment les petits garçons dans un carcan qui peut être vécu douloureusement et qui ne leur permet, pas plus qu’aux filles, d’être libres de leurs choix. Alors qu’à l’âge adulte, on essaie de lutter contre la violence masculine, on continue d’être fier-e-s d’un petit garçon bagarreur, rassuré-e-s de se dire qu’il est un « vrai mec ». Comme si la violence était constitutive de la masculinité… Le travail à plein temps, l’importance de la carrière, la position de premier pourvoyeur du foyer, constituent une pression très forte pour de nombreux hommes qui aspirent à voir leurs enfants grandir, à ne pas assumer seuls la charge financière de la famille, à se construire un équilibre de vie sans tout sacrifier au monde professionnel. Nous avons toutes et tous les mêmes besoins, pourquoi donc continuer à élever les enfants comme si filles et garçons avaient des aspirations et des rôles différents ?

Ce n’est qu’en questionnant les rôles sociaux traditonnels, en substituant le partenariat entre les sexes à la division des tâches, en rééquilibrant l’investissement dans la sphère professionnelle et dans la sphère familiale que nous pourrons réellement atteindre l’égalité. Et cela ne se décrète pas, cela se construit, dans la famille, à l’école, dans la société tout entière. Nous pouvons toutes et tous SEMer des graines d’égalité !

Nous vous espérons nombreux/ses le 8 mars, à Microcity (Neuchâtel), ou le 10 mars à l’ESTER (La Chaux-de-Fonds), à 17h30 pour réfléchir et débattre autour de cette question de l’égalité des sexes à l’école.

Merci de votre soutien !

 

[1] Bien que les filles soient plus nombreuses à faire des études supérieures, elles sont sous-représentées dans les postes à responsabilité et moins payées que les hommes (plus on monte dans la hiérarchie, plus l’écart se creuse, il est de près de 30% pour les cadres dirigeant-e-s).

[2] 6% de filles dans la filière « ingénierie et technique », 91% de filles en « services sociaux », source OFS.

En 2016, lancement exclusif en Suisse du réseau Happy Men

Happy Men invite les hommes à innover dans les pratiques managériales de l’entreprise mais aussi dans les habitudes privées, pour un meilleur épanouissement professionnel et personnel, pour les hommes comme pour les femmes.

Sigolène Chavane et Eglantine Jamet, co-directrices de SEM, se réjouissent de développer le réseau Happy Men en Suisse cette année!
Et pour patienter, le regard décalé de Florence Hügi, membre du Comité : http://www.laliberte.ch/news/chroniques/mauvais-genre/tarzan-332661#.VsNamlJ-rL8
« Older Entries Recent Entries »